23 août, date choisie complètement arbitrairement parce que bon, vous connaissez l'histoire (ou pas en fait, si vous ne la connaissez pas, elle est à lire à partir de là).
il n'y a que notre ami G qui chipote quand il nous demande depuis combien de temps on est ensemble, mais pour nous il est bien clair que les 3 premiers mois ne comptent pas. ce n'est pas comme si
on s'était séparés pendant 2 semaines.
6 ans donc. ça passe vite! qui l'aurait cru? qui nous aurait donné si longtemps?
si l'amour dure 7 ans, ça nous laisse encore une année de bonnes choses.
rendez-vous dans un an pour savoir si on est toujours là!
qu'allons-nous faire pour cet anniversaire? je n'en sais strictement rien. si le temps le permet, un barbec' en amoureux ou alors un resto. pas de cadeau en tout cas. si je voulais être cul-cul,
je dirais que mon plus cadeau c'est nous. et finalement c'est pas faux...
la famille parfaite, belle dès le matin, qui partage un bon petit déjeuner dans la joie et la bonne humeur!
je ne sais pas vous mais moi quand je voyais cette pub je me disais que ça ne pouvait pas exister une famille pareille.
et pourtant, force est de constater qu'une famille belle et heureuse ça existe puisque je la connais! c'est en regardant leurs photos de vacances, leurs photos d'anniversaire, leurs photos de
famille que ça m'a sauté au visage, la famille ricoré c'est la famille d'amie d'enfance d'unicks. ils sont beaux, ils sont souriants, leurs filles sont toutes mimis avec leurs couettes et leurs
jolis vêtements, leur petit prince a une super bonne bouille (oui, c'est moi qui dit ça), ils sont amoureux, les grands-parents sont des grands-parents gateaux.
sont tellement beaux et heureux que je ne peux même pas être jalouse tellement ça me fait plaisir de les voir comme ça. je le lui ai écrit d'ailleurs et ça l'a fait bien rire (c'est pour ça que
je peux me permettre d'en faire un billet même si elle ne connait pas l'adresse de ce blog).
j'attendais dehors, observant un couple qui discutait. enfin, quand je dis couple, je veux dire une fille et un garçon. à les voir j'aurais bien cru qu'ils étaient un couple d'amoureux.
elle avait une soirée avec des amis. il partait en vacances le lendemain. ils se disaient au revoir. ça fait très "c'est un beau roman, c'est une belle histoire".
dès qu'arrivait le moment de réellement se quitter, il ou elle trouvait quelque chose à ajouter. quelque chose de futile mais pourtant d'essentiel.
et dans leurs regards je voyais toute l'affection qu'ils avaient l'un pour l'autre, je sentais que ni l'un ni l'autre n'avait envie de partir, qu'ils avaient envie de prolonger ce moment le plus
longtemps possible.
mais elle avait sa soirée, il avait ses vacances. ils se disaient au revoir.
de temps en temps, il ou elle touchait le bras de l'autre avec une pure tendresse qui rend carrément jalouse. et ils se souriaient. "le monde aurait pu s'arrêter de tourner ils ne s'en seraient
pas rendu compte" cette expression on l'entend souvent, on la vit rarement, ils la vivaient clairement.
et leurs regards voulaient tout dire, pas besoin de parler. et pourtant ils parlaient. pour repousser le moment.
repousser le moment où elle finirait par l'embrasser, sur la joue, un vrai baiser sur la joue pas un "je colle ma joue à la tienne et on n'en parle plus". un baiser rendu.
il était une fois un garçon et une fille. ils se rencontrent, ils s'apprécient, ils discutent, ils finissent par s'aimer, ils habitent ensemble.
un jour le garçon se rend compte qu'il n'aime plus la fille, ce n'est pas de sa faute à lui, ce n'est pas de sa faute à elle, c'est la vie, ça arrive.
le garçon rompt donc avec la fille et la fille se transforme en furie. elle lui balance des horreurs, elle casse des choses et elle se ferme complètement à la discussion.
j'avoue que c'est un comportement qui me dépasse. comment peut-on se retourner ainsi contre la personne avec qui on a vécu pas mal de choses, avec qui on a partagé son quotidien, avec qui on a
partagé le même lit pendant des centaines de nuit?
oui, bien sûr, une rupture ce n'est pas heureux et il y a bien un moment où on est en colère contre la personne qui nous quitte mais à ce point-là? au point de se fermer complètement et de
refuser toute discussion? je ne comprends pas.
j'ai été quittée quelques fois mais j'ai toujours voulu discuter un peu après, pour comprendre, pour pouvoir passer à autre chose, pour mettre un terme sain à la relation.
celui qui quitte n'est pas forcément un salaud qui ne nous a jamais aimée, un connard qui nous a fait miroiter monts et merveilles pour que dalle. sérieusement, vous pensez qu'un mec va passer
des années avec vous juste pour le plaisir de pouvoir vous gâcher la vie en vous quittant?
alors, bien sûr il y a des connards qui trompent, des salauds qui frappent, qui détruisent, qui font mal et de ceux-là on aurait bien envie de se venger, de tout casser, de détruire. note que je
n'ai jamais été confrontée à ce genre de mec mais je pense qu'après la rupture je fuirais bien loin et j'essaierais de refaire ma vie sans plus jamais prendre de nouvelles.
est-ce une façon d'exprimer sa douleur, est-ce un manque de maturité? je n'en sais rien... vous le savez vous?
et une petite chanson kitsch à laquelle je pense toujours quand je pense à une rupture...
autant que je croise des couples de jeunes dans la rue, ça ne me fait ni chaud ni froid, autant quand je croise un couple de vieux ça m'émeut. je trouve super émouvant de voir un vieux et une
vieille qui marche dans la rue ou qui sont assis sur un banc, qui se tiennent la main ou qui se chamaillent.
je me pose plein de questions alors.
depuis quand sont-ils ensemble?
comment se sont-ils rencontrés?
sont-ils encore amoureux?
comment font-ils?
et je me demande si moi aussi un jour je serai un couple de vieux, avec le géant peut-être?
trentenaire et fière de l'être entre ombre et lumière, de contraste en unité, de gothique à rocknroll, de chieuse à femme idéale, unicks est là et vous raconte sa vie et ses futilités...
C'est vous qui le dites!