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Le patron du café où nous allons régulièrement a eu une excellente idée pour éviter les graffitis dans les toilettes. Il a peint les murs et la porte avec une peinture « tableau noir » qui permet d’écrire à la craie dessus. Bon, le stock de craie a vite diminué et les graffitis classiques ont repris leurs aises mais l’idée était bonne.
C’est marrant de lire ce qui est écrit sur les murs des toilettes de café. Et on peut avoir de bonnes surprises. Entre un « untel est trop sexy » et « unetelle et unetelle était là telle date » on trouve des citations intéressantes. Dont celle-ci : « pour savoir qui tu es, il faut savoir t’arrêter ». comme je suis d’accord avec cette phrase !
On a tous autour de nous quelqu’un qui n’arrête pas de courir, qui fait 36 activités, qui a des tas d’amis. Ça va pendant un temps et puis tout à coup, c’est le clash (physique par un accident par exemple, ou psychologique par un burn out), la personne doit s’arrêter et c’est là qu’elle se rend compte que la vie à 100 à l’heure c’est bien mais qu’il faut savoir mettre des limites pour ne pas se perdre en cours de route.
Personnellement, c’est quand j’ai emménagé seule que j’ai découvert qui j’étais. Tant que j’étais chez mes parents, ça me paraissait assez clair, j’étais la fille de mes parents, bonne élève, bonne copine, solitaire, célibataire et pas forcément malheureuse. Et puis, j’ai quitté le nid et j’ai commencé à découvrir des facettes de moi-même que je ne connaissais pas ou que j’avais étouffée à l’intérieur parce qu’elles ne correspondaient pas à l’image que je devais donner de moi.
Faire la part des choses, entre ce qui est réellement nous et ce que l’on montre parfois pour faire bonne figure, trouver l’équilibre entre les 2, se connaître, savoir qui on est est un travail parfois évident, parfois plus difficile. Mais une chose est sûre, ce n’est pas en se dispersant et en courant dans tous les sens qu’on peut le faire dans de bonnes conditions.
Après, bien sûr, rien n’empêche la personne qui a appris à se connaitre de continuer à courir et à faire plein de choses, certaines personnes ont besoin de ça, ça fait partie d’eux. A partir de ce moment-là, elles courent pour vivre et non plus pour fuir.
C'est vous qui le dites!